Le pirarucu, un poisson géant d’Amazonie autrefois menacé d’extinction (photos)

Le pirarucu, un poisson géant d’Amazonie autrefois menacé d’extinction (photos)
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Sa chair blanche est tendre et savoureuse, il peut mesurer trois mètres et peser plus de 200 kg: le pirarucu, poisson géant d’Amazonie auparavant menacé d’extinction, est servi aujourd’hui dans de grands restaurants de Rio de Janeiro.

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Le chef Marcelo Barcellos l’utilise dans sa moqueca, un ragout de poisson baignant dans l’huile de palme et agrémenté de coriandre, l’un des plats emblématiques de la gastronomie locale, originaire de Bahia.

Servi avec de la farine de manioc et des noix elles aussi venues tout droit d’Amazonie, ce plat est un pur plaisir pour le palais et pour les yeux, avec le contraste entre la chair blanche du pirarucu, le jaune de la farine et le vert de la coriandre. Sa saveur s’apparente à celle de poissons de mer comme le lieu jaune.

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Sauvé de l’extinction

Et pourtant, avant d’arriver sur les tables des restos chics de Rio, le pirarucu, de son nom scientifique Arapaima gigas -aussi appelé «morue d’Amazonie» -a bien failli être rayé de la carte. Ce poisson géant à tête plate et à la queue écarlate a été sauvé de l’extinction grâce à la mise en place dans une réserve naturelle d’un programme de pêche durable avec des quotas stricts, autorisée uniquement de juillet à novembre, en dehors de la période de reproduction.

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Ce programme a été mis en place il y a vingt ans en mêlant méthodologie scientifique de l’Institut de développement durable Mamiraua et savoirs traditionnels des tribus indigènes de la région. Depuis, la population de ces poissons géants est passée de 2.507 spécimens en 1999 à 190.523 l’an dernier. Grâce à la coopérative Asproc, les pêcheurs sont rémunérés 7 réais (environ 1,5 euro) le kilo de pirarucu, contre seulement 4 réais (90 centimes d’euros) dans les marchés locaux. Mais les restaurateurs doivent débourser en moyenne 48 réais (10,5 euros) le kilo en raison des coûts de transports, pour un plat vendu 70 réais (15 euros).